Par Hugo Lavoie.

Que ressentez-vous après un long entraînement sur votre vélo de triathlon? Bas de dos endolori? Épaules meurtries? Suivez ces quelques conseils pour prévenir cette fatigue qui ne sera pas la bienvenue lors du grand jour.

Déterminer la hauteur de votre selle avec l’angle de votre genou. Calculer l’angle de votre genou lorsque votre bras de pédalier est à 5h25, c’est-à-dire un peu avant d’être complètement perpendiculaire au sol. L’écart acceptable se situe entre 140 et 150 degrés. Si l’angle est plus grand que 150 degrés, baisser votre selle et si l’angle est plus petit que 140 degrés, monter votre selle.

Assurez-vous que votre cockpit (distance entre le nez de votre selle et vos manivelles de vitesses sur vos extensions) ne soit pas trop long. Je mesure 6 pieds 1 pouce et mon cockpit est de 76 cm. Sur mon vélo, je peux observer que mon dos n’est ni plat, ni étirer mais bien courbé. Avec cette position, les érecteurs de la colonne vertébrale sont moins sollicités et la tension est répartie tout le long du dos.

Vos bras doivent être perpendiculaires au sol. J’entends par bras le segment des épaules aux coudes. De cette manière, le poids de votre tronc sera soutenu par vos muscles mais aussi par votre squelette. Si vos coudes sont trop avancés par rapport à vos épaules, une tension musculaire se développera et vos serez alors tenté de sortir de votre cockpit pour relaxer.

Bien que les goûts soient dans la nature, le poids de votre corps devrait se situer sur la partie avant de votre selle contrairement à une position sur vélo de route où vous vous appuyez sur vos ischions (les os de la fesse). Cela étant dit, une crème pour chamois devient quasi obligatoire car il y aura possiblement friction entre votre peau et la selle.

Lors de sa dernière victoire à Hawaii, Chris ‘’Macca’’ McCormack estime qu’il a passé moins de deux minutes hors de son cockpit. C’est pourquoi il est primordial de privilégier le confort avant tout autre aspect d’un positionnement. Si vous n’êtes pas confortable et vous devez constamment changer de position, vous allez perdre l’avantage aérodynamique que vous procure un vélo de triathlon et dépenser de l’énergie qui pourrait s’avérer fort utile lors de votre… marathon.

Hugo Lavoie, kinésiologue, F.I.S.T./BIKEFIT - hugo@endurance3.com - www.endurance3.com