Chaque semaine, retrouvez la chronique de Nicole, France, Magali et Christopher. Tous les quatre ont décidé de se donner un objectif en 2012 : accomplir le 70.3 ou l’Ironman Mont-Tremblant. Nous allons les suivre toute l’année durant leur préparation. Pour chacun d’eux, ce sera la 1ère fois qu’ils feront une telle distance et ça sera aussi pour certains, leur 1er triathlon.

Il y aura certainement des hauts et des bas dans l’atteinte de cet objectif mais le plus important c’est qu’il y aura pour chacun l’envie de se dépasser pour franchir soit le 24 juin ou le 19 août prochain, le fil d’arrivée avec le sourire !

Nous retrouvons aujourd’hui Nicole Coulombe – Catégorie 35-39 ans – Inscrite au Ironman Mont-Tremblant. Rappelez vous qui est Nicole en lisant son portrait

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L’échec fait partie de la réussite, dit-on, mais il n’est pas très populaire et reste négatif pour la plupart des gens. Moi au contraire, j’essaie quand même de l’accepter et d’en ressortir les points positifs. Voyons les événements en rétrospective, je viens de passer un moment difficile, un arrêt forcé et une reprise pratiquement inexistante. Je pourrais blâmer la météo, un hiver boueux et un printemps indécis. Ou blâmer une chute dans les escaliers, ou une grippe, ou quoi d’autre? Ah oui, une période « ça me tente pas », « je suis trop fatiguée » et surtout « j’ai pas le temps, j’ai beaucoup trop de travail professionnel ». Oui, toutes ces réponses sont bonnes. À quoi bon? Quels sont les vrais problèmes et surtout les solutions? Au lieu d’éviter l’échec, évitons la répétition.

Ma situation : c’était difficile de reprendre l’entraînement, je traînais la patte et j’avais l’impression de repartir à zéro. Comme si je n’avais jamais rien fait auparavant. Je me présentais de moins en moins à mes entraînements réguliers. Je réduisais mon temps et du coup je ne voyais pas d’amélioration. Oh oh! Attention danger! Que se passe-t-il?

Mon problème : après réflexion, j’en ai déduit que j’avais faim et c’était pour cela que je n’avais aucune énergie.

 

Solution : mon alimentation pouvait encore bénéficier d’une autre modification. Pourtant, je l’avais déjà amélioré à l’automne dernier. Un rendez-vous chez la nutritionniste plus tard et j’avais en main un programme avec instructions. Enthousiaste, je me dirige vers l’épicerie. Erreur! À la lecture de celui-ci, je me rends compte que je ne pouvais plus rien manger selon mes habitudes (qui pourtant n’étaient pas excessives). J’en suis ressortie déprimée et avec l’impression d’avoir une diète pour perdre 100lbs. J’ai donc laissé un peu tomber la prescription de la nutritionniste et essayé de reprendre mon entraînement. Sans succès. Pourquoi je ne suivais pas mon programme de nutrition? En fait, je ne le comprenais pas et au fond je n’étais même pas d’accord avec le principe. Je viens du monde « Montignac », vous le connaissez? Il faut réduire les PPP (pain, pâtes, patates). Et la nutritionniste a fait le contraire, plein de PPP. Quelle absurdité! En passant, elle a également augmenté considérablement les protéines et j’étais d’accord avec ce principe. Mais les PPP!?! J’ai dû travailler sur mon attitude et me forcer à comprendre son tableau de portions et tout le reste. Mais une fois que j’avais réussi à suivre les indications, je voyais que j’avais l’énergie pour entreprendre des entraînements plus vigoureux. Tranquillement ma performance s’est améliorée. Cela m’a redonné espoir « je peux y arriver! » Alors, je dis que chaque échec amène une leçon et que l’on doit en profiter pour avancer.